Les Gastéropodes

 

Porcelaine brune - Cyprea lurida

Jusqu'a 60 mm environ. Se rencontre surtout de nuit. Elle a une coloration brun foncé avec deux bandes transversales plus claires.

 

Cyprea lurida

 

Troque orange - Calliostoma conulum

Atteint 25mm. De couleur orange. Les crêtes hélicoïdales sont blanches et rouges. Espèce présente dans tout le bassin Méditerranéen. Il existe de nombreuses Troques Méditerranée. Elles sont parfois difficiles à distinguer les unes des autres.

 

Calliostoma conulum

 

Ormeau - Haliotis tuberculata lamellosa

L'Ormeau (Haliotis tuberculata lamellosa) est un gastéropode qui semble pouvoir atteindre 15cm en Méditerranée. Il a la forme d'une oreille d'où son autre nom d'Oreille de Neptune.Sa surface externe est constituée de plis très irréguliers (comme froissée). D'un brun foncé, il est souvent recouvert d'algues calcaires.
Sa surface intérieure est nacrée et iridescente. Il fait la joie de nos petits collectionneurs en herbe.Il est percé d'une série d'orifices arrondis bien alignés qui sont caractéristiques. Ils se forment au moment de l’accroissement de la coquille, puis sont bouchés au fur et à mesure que d’autres apparaissent. Si bien que 5 à 6 orifices sont ouverts à la fois.
On les trouve sur les petits fonds rocheux le long des côtes dans toute la Méditerranée. Ils mangent des algues et restent donc dans les zones où prospèrent ces dernières c'est à dire qu'ils sont cantonnées aux faibles profondeurs.
Ils sont le jour dissimulés sous les roches. C'est surtout de nuit que l'on peut les voir se déplacer. Un grand nombre de tentacules sensoriels apparaissent alors à la périphérie de la coquille et dans chacun des orifices.
Il est comestible (A consommé frais). C'est un animal protégé et sa pêche est réglementée. Mais son principal prédateur est le poulpe. D'ailleurs, un bon indicateur de la présence d'un poulpe est l'accumulation de coquilles d'ormeaux.
Divers auteurs pensent qu'il y aurait 3 espèces en Méditerranée (Haliotis tuberculata tuberculata, Haliotis tuberculata lamellosa et Haliotis t. coccinea) Selon d'autres auteurs Haliotis lamellosa et Haliotis coccinea seraient des sous-espèces de Haliotis tuberculata.

 

Haliotis tuberculata lamellosa Haliotis tuberculata lamellosa
Haliotis tuberculata lamellosa Haliotis tuberculata lamellosa

 

Lièvre de mer - Aplysia fasciata

Souvent confondu avec les nudibranches. Mais contrairement aux apparences l'animal possède une coquille recouverte par le manteau. On le rencontre dans les algues et les herbiers à faible profondeur. Le pied est équipé latéralement de deux grands appendices (souvent ramenés sur le dos) qui lui servent à nager. La nage de l'aplysie est d'ailleurs assez spectaculaire.

 

Aplysia fasciata Aplysia fasciata

 

Doris tacheté mauve - Chromodoris luteorosea

Environ 5 cm. Possède 9 branchies sur le dos. les couleurs arborées par cette espèce sont assez caractéristiques. Se rencontre entre 10 et 50m.

 

Chromodoris luteorosea

 

Doris céleste - hypselodoris orsinii

Environ 20 mm. Se rencontre souvent sur l'éponge noire (Cacospongia sp.) dont ils se nourrissent.

 

hypselodoris orsinii

 

Doris dalmatien - Discodoris atromaculata

Atteint 6 cm. possède 9 branchies sur le dos. Facilement reconnaissable grâce à sa coloration blanchâtre taché de brun foncé. Se rencontre en eaux superficielles l'été et en eaux profondes les autres saisons.

 

Discodoris atromaculata Discodoris atromaculata

 

Doris tricolore - Hypselodoris tricolor

Sa taille maximale est de 3 cm environ. Il se rencontre entre 5 et 60 mètres. Il est caractéristique du bassin occidental de la Méditerranée.

 

Hypselodoris tricolor

 

Doris - Hypselodoris messinensis

Sa forme est très variable.

 

Hypselodoris messinensis

 

Doris Géant - Glossodoris valenciennesi (Hypselodoris webbi)

C'est le plus grand doris de Méditerranée.

 

Glossodoris valenciennesi (Hypselodoris webbi) Glossodoris valenciennesi (Hypselodoris webbi)
Glossodoris valenciennesi (Hypselodoris webbi)

 

Doris de Webb - Glossodoris webbi (Hypselodoris webbi)

Ressemble au doris géant (Glossodoris valienciennesi) mais possède une coloration bleutée avec des taches jaunes.

 

Glossodoris webbi (Hypselodoris webbi) Glossodoris webbi (Hypselodoris webbi)
Glossodoris webbi (Hypselodoris webbi)

 

Flabeline mauve - Flabellina affinis

ses tentacules buccaux et ses rhinophores sont mauves. Son panache (les cirres) a une couleur variable mais le bout est, lui aussi, mauve. La couleur variable du panache vient du fait que l'on peut parfois voir par transparence des ramifications de l'appareil digestif. Ces dernières sont alors de couleur rose-orangé. Un point important, ses rhinophores sont annelés. Les rhinophores sont ces deux grosses tentacules à l'avant de l'animal qui servent à l'odorat. Atteind au maximale 50 mm.

 

Flabellina affinis Flabellina affinis
Flabellina affinis Flabellina affinis

 

Coryphelle mauve - Flabellina pedata

La Coryphelle mauve (Flabellina pedata) a elle aussi un corps mauve. Les cirres sont moins nombreux. Ils se terminent par des pointes blanches. Ils sont en général de couleur rose-violet mais peuvent être de couleur rouge-orangé. Par contre, contrairement à la Flabelline mauve les rhinophores ne sont pas annelés voir lisses. Se rencontre sur les hydraires dont il se nourrit. Peut se confondre avec la flabelline.

 

Flabellina pedata Flabellina pedata

 

Flabelline d'Ischia - Flabellina ischitana

La coloration de son corps est en fait variable allant du violet à un blanc presque translucide. Ses cirres sont transparents et ont une couleur variable (qui dépend du système digestif). Ils sont souvent d'un beau rouge-orangé. Les extrémités sont blanches. Les rhinophores sont annelés avec des pointes blanches.

 

Flabellina ischitana

 

Flabeline blanche - Flabellina babai

Assez fréquente dans les eaux niçoises, c'est une espèce endémique de la Méditerranée. Sa livrée est d'un blanc laiteux parcouru de reflets bleutés. Les extrémités des rhinophores et des panaches sont oranges clairs. La flabelline blanche (Flabellina babai) mesure environ 4cm. Elle se nourrit vraisemblablement d'hydraires.

 

Flabellina babai Flabellina babai
Flabellina babai Flabellina babai
Flabellina babai
Flabellina babai

 

Pontes

Les gasteropodes marins(les opisthobranches principalement) pondent des oeufs qui sont enfilés dans un ruban de gélatine et dont le nombre est considérable. Je ne rentrerai pas dans le détail de leur reproduction. Sachez que cette dernière est sexuée. Le temps de copulation est très variable. Selon les espèces, il peut aller de quelques secondes à plusieurs jours. Le mécanisme de ponte est lui aussi différent selon l'espèce. Une des photos ci-dessus montre un nudibranche en train de déposer ses œufs. La ponte est en général directement fixée sur leur nourriture. C'est pourquoi vous les remarquerez souvent posés sur des hydraires, des éponges ou sur des algues. La ponte forme habituellement de longs rubans plus ou moins spiralés. Ils peuvent comporter plusieurs millions d'œufs. La forme et la couleur sont en général caractéristique de l'espèce mais il est très difficile de la déterminer. Contrairement aux poulpes, la ponte est laissée sans garde à la merci des prédateurs.

 

Ponte de nudibranche Ponte de nudibranche
Ponte de nudibranche
Ponte de nudibranche

 

Calmella - Calmella cavolinii

Peut atteindre 12 mm. Présente de multiples excroissances réparties en plusieurs panaches.

 

Calmella cavolinii

 

Elysie rayée - Thuridilla hopei

Souvent assimilé à tort à un nudibranche l'elysie appartient à l'ordre Sacoglossa. Avec ses couleurs chatoyantes, elle est facilement reconnaissable. Le corps présente latéralement des appendices aplatis en forme d'aile. Ils sont en général repliés sur le dos ne laissant voir que la face inférieure. Cette face est rayée de blanc, de jaune et de bleue alors que le dos de l'animal (non visible sur ces photos) est d'un bleu très foncé.

 

Thuridilla hopei Thuridilla hopei
Thuridilla hopei
Thuridilla hopei

 

Tylodine jaune - Tylodina perversa

Malgré la couleur de son corps jaune vif, la Tylodine est très difficile à apercevoir. Ce n'est pas seulement du à sa taille (max 50mm) mais surtout à sa faculté de mimétisme. La coloration de l'animal est vraisemblablement du aux pigment qu'elle ingère par le biais de son alimentation. En effet, elle mange l'éponge aplysine qui a la même nuance de jaune vif. La Tylodine est facilement reconnaissable grâce à sa coquille striée de brun. Avec sa forme de chapeau chinois, cette dernière rappelle celle d'une patelle. Sa coloration est en générale dans les tons bruns mais parfois , comme celle présentée sur cette photo, translucide.

 

Tylodina perversa

 

Antiopelle - Janolus cristatus

D'une taille d'environ 50mm. Le corps de l'animal est translucide, d'une couleur brun orange. Deux bandes blanches parcourent son dos. Entre les deux rhinophores on peut apercevoir une protubérance dont je ne connais pas la fonction. Les différents prolongements sont très épais et ont une extrémité bleutée.

 

Janolus cristatus Janolus cristatus

 

hervia - Cratena peregrina

L'hervia (Cratena peregrina) est assez caractéristique. Malgré sa petite taille (maximum 45mm), elle est facilement reconnaissable avec ses deux taches de couleur orange entre les tentacules labiaux et les rhinophores.L'hervia possède 9 panaches constitués d'une multitude d'excroissances. La queue en est dépourvue. Les tentacules labiaux sont translucides à la base et d'un blanc intense à la pointe. Le corps de l'animal est par endroit transparent, laissant apparaître différents organes internes comme les gonades. Elle est répandue dans tout le bassin méditerranéen. Elle se rencontre principalement près des colonies d'hydraires dont elle se nourrit (l'Eudendrium). Cet hydraire sert également de support de ponte. Les oeufs sont roses, enroulés autour des ramifications dues à la forme buissonnante de l'hydraire.

 

Cratena peregrina Cratena peregrina
Cratena peregrina Cratena peregrina

 

Elephant de mer - Pterotrachea coronata

Voici un mollusque du genre Pterotrachea. Ces mollusques ne possèdent plus de coquille et portent une grande nageoire arrondie. Ils possèdent des yeux et une bouche bien visible à travers un corps allongé et transparent. Sur les photos vous pourrez aussi remarquer le petit poisson qui a été capturé. La partie gélatineuse fait une quinzaine de centimètres et est parsemée de petit points.
Les femelles pondent en expulsant un long filament dans lequel sont encapsulés les oeufs. Ce filament peut atteindre cinq fois la longueur de la femelle.
La deuxième photo montre qu’il s’agit d’un mâle (Présence du pénis sur le côté droit du corps sous le noyau viscéral)

 

Pterotrachea Pterotrachea