Poisson frais

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Février 2007

Vous avez tous, un jour ou l’autre croisé un bernard-l’ermite dans sa coquille. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, les bernard-l’ermite doivent en changer.

Afin de ne jamais déménager, un petit malin a passé un accord avec une anémone. Voici donc le Gonfaron et sa charmante compagne l’actinie Adamsia palliata

 

Gonfaron

 

Le gonfaron (Pagurus prideaux) est un pagure qui mesure jusqu’à 6 cm. On le rencontre dès 10 m de profondeur, sur les sols meubles et, un peu partout en Méditerranée. 

 

Comme mentionné plus haut, le gonfaron établie une symbiose avec l’actinie Adamsia palliata. Contrairement aux autres pagures, la symbiose est ici beaucoup plus étroite.

 

Adamsia palliata

 

L’Adamsia possède des tentacules blanches. Sa base brune est parsemée de taches de couleurs roses à violettes. Dérangée (photo ci-dessus), elle lance des filaments violacés munis de cellules urticantes. 

 

Toujours solitaire, elle se fixe sur les carapaces habitées par les gonfarons. En fait, Elle se positionne de manière à ce que ses tentacules soient à la base de la coquille, le plus proche possible de l’orifice buccal du crustacé. Avantage pour elle : mobilité et bien sur alimentation.

 

Pagurus prideaux

 

A mesure que le crustacé grandit, l’anémone sécrète une substance qui durcit et encercle complètement la coquille. En s’adaptant ainsi à la croissance du crustacé, l’anémone lui épargne la nécessité de renouveler son logis. 

Autre avantage pour le gonfaron, la protection que lui offre les tentacules de l’anémone.

 

ermite de Prideaux